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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:45

Nous en avions parlé déjà mais la presse explique, les élus revendiquent. Petit tour sur la côte et l'actualité.

   

 

Côte d'Opale

Une enquête publique validera la création cet été
Le projet de parc naturel marin se précise de plus en plus
mercredi 26.01.2011 
La Baie de la Canche devrait être une composante assez large de ce futur parc naturel marin. La Baie de la Canche devrait être une composante assez large de ce futur parc naturel marin.

De séance en séance et de sortie en sortie sur le terrain, le périmètre d'un éventuel futur parc naturel marin, au large de notre façade maritime, prend forme.

L'enquête publique prévue cette année pourrait valider le projet.
2011 sera sûrement une année déterminante pour le projet de parc naturel marin à l'ouvert des trois estuaires de la Canche, de l'Authie et de la Somme. Ce lundi, à Etaples-sur-Mer, placée sous la présidence conjointe du Préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord, du Préfet de Picardie et du Préfet du Pas-de-Calais, une seconde réunion de l'instance de suivi de la concertation pour l'étude de ce projet a réuni près de 200 personnes.

Six périmètres possibles
Adossés à des kakémonos vantant les mérites de Maréïs avec l'argument publicitaire, « Laissez-vous raconter la mer ! », Pierre de Bousquet, Préfet du Pas-de-Calais, expose les différentes étapes nécessaires à la création du parc naturel marin des trois estuaires. « Il y a un an, nous étions déjà réunis, ici, à Étaples. Il était nécessaire de se revoir à nouveau afin d'effectuer une présentation synthétique des travaux. Ils ont permis de dégager cinq hypothèses de périmètre de ce futur parc naturel marin et d'évoquer le futur conseil de gestion ainsi que sa composition.
 » Le projet de base du parc naturel marin doit s'étendre des trois estuaires (Somme-Authie-Canche) et de la bande côtière à la limite des 6 milles nautiques. «  Nous donnons un mois à tous les intervenants pour réagir sur ces différentes propositions », a expliqué le Préfet du Pas-de-Calais, avant de souligner : « C'est à la suite des remontées que nous proposerons un arrêté de périmètre. » Pierre de Bousquet a également confié que de nombreuses personnes avaient souhaité donner leur opinion. « Il y a ceux qui veulent peser dans le système de gouvernance comme les pêcheurs et les chasseurs, et ceux qui sont soucieux de l'interface terre-mer. C'est un gage d'intérêt pour ce futur parc marin. » Le vice-Amiral Perisse, Préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord, a aussi donné son avis sur cette réunion étaploise : « Personne n'a contesté l'idée d'un parc naturel marin. Ça répond à l'attente de l'immense majorité des acteurs. »

Une enquête publique cet été
Comme l'a confirmé Pierre de Bousquet, une enquête publique concernant ce parc naturel marin devrait avoir lieu aux mois d'août ou septembre prochains. « Le décret pour arrêter ce parc naturel marin pourrait intervenir avant la fin de l'année 2011 », insiste le Préfet du Pas-de-Calais.
Après celui de la Mer d'Iroise, en Bretagne, et celui de Mayotte dans l'Océan Indien, le Parc Naturel Marin de Mer d'Opale et des Estuaires Picards pourrait être le troisième de ce genre, en France. Un projet qui pourrait se concrétiser à l'horizon 2012.
Gauthier BYHET
Vos réactions sur www.nordlittoral.fr
La Semaine dans le Boulonnais

 

Le parc naturel marin : cinq questions pour mieux comprendre

mercredi 19.01.2011  - La Voix du Nord

  le-parc-naturel-marin-cinq-questions-po-895770.jpgLa baie de Canche, entre Étaples et Le Touquet, sera intégrée au parc.P
PHOTO ARCHIVES GUY DROLLET
|  LITTORAL |

Lundi à Étaples, 250 personnes ont assisté à la réunion en vue de créer un parc naturel marin. Après le lancement du projetil y a un an, les trois préfets (Pas-de-Calais, Picardie et maritime) ont écouté le fruit des réflexions des groupes de travail. Désormais on entre dans la phase finale. PAR VALÉRY DUHAUT

 

montreuil@lavoixdunord.fr

Pourquoi un parc naturel marin ?- C'est une question écologique. « La biodiversité des estuaires de la Canche, de l'Authie et de la Somme est très riche. C'est le garde-manger de la Manche, explique Marie-Dominique Monbrun, chef de la mission d'études.

Mais les usagers sont de plus en plus nombreux, et de plus en plus multiples. On sentait une vraie menace pour ces zones », poursuit-elle. L'objectif est de mettre un cadre à ces activités, sans toutefois les interdire, de manière à assurer le maintien des espèces en place.

Qu'est-ce qui va changer ?- D'abord les responsables. « Ces domaines jusqu'ici gérés par l'État le seront bientôt en majorité par les usagers. La gouvernance sera le reflet de la diversité des acteurs », résumait Pierre de Bousquet de Florian, préfet du Pas-de-Calais.

Ce qui change aussi, ce sont les règles. Les « utilisateurs » (pêcheurs, industriels, défenseurs de l'environnement...) sont en train de se mettre d'accord sur des critères, qui permettent de maintenir leur activité tout en préservant l'écosystème des sites.

Qu'est-ce qu'on a fait depuis un an ?- En 2010, en début d'année, les préfets du Pas-de-Calais, de Picardie et maritime étaient déjà venus à Étaples afin de lancer le projet. Lors des douze mois qui se sont écoulés depuis, les cinq groupes de travail créés à cette époque ont planché. « Il y a eu trente réunions en un an. Pas moins de 130 structures se sont exprimées, explique Michel Delpuech, préfet de Picardie.

Cela a créé des discussions entre les catégories d'usagers. Il y a des dissensus, mais quand même pas mal de consensus ».

Qui sera aux commandes ?- La composition du conseil de gestion peut varier si le périmètre de base évolue. Ceci dit, la première hypothèse s'appuyait sur une structure de 61 personnes, où les usagers seraient répartis comme suit : services de l'État, 8 collectivités territoriales, 10 organisations professionnelles, 17 associations de loisirs, 10, défenseurs de l'environnement, 4, organisme de gestion d'une aire marine, 2 personnalités qualifiées, 8 parcs naturels régionaux, 2.

Où en est-on aujourd'hui ?- Le préfet du Pas-de-Calais va, dans un premier temps, s'attacher à remonter les conclusions que les groupes de travail ont présentées lundi. Ensuite, il faudra définir un périmètre qui pourrait être un peu plus large que celui englobant les trois estuaires. Cet été, l'enquête publique sera présentée. « Ce qui permettra à la population et même aux estivants de faire leurs remarque s », glisse le préfet du Pas-de-Calais. Le parc naturel marin pourrait voir le jour à la fin de l'année.

 

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Berck-sur-Mer

La défense contre la mer ne date pas d'hier
Une lutte permanente

mercredi 16.02.2011

 Plusieurs cartes postales montrent la lutte permanente contre les éléments

 

Alors que l'association de défense contre la mer en baie d'Authie poursuit son travail de sensibilisation, Guy Crépin historien local nous rappellent que le sujet ne date pas d'hier à travers plusieurs cartes postales.

Les cartes postales nous apportent le témoignage que l'homme doit se défendre des attaques de la mer de façon constante. S'il abaisse sa garde en relâchant ses observations, en négligeant un entretien régulier des ouvrages, la mer se rappelle à lui, en manifestant une puissance destructrice qui peut frapper avec une vitesse surprenante.



Attaque sévère
Une attaque sévère a eu lieu le 16 mars 1914 lors de la marée d'équinoxe, faisant déplacer à Berck, le 29 mars 1914, le ministre des Travaux Publics, Fernand David. Des travaux ont été entrepris et pourtant, 9 ans après, en mars 1923, la furie destructive s'est manifestée à nouveau.
Les archives sont éloquentes également. Elles nous révèlent que le peintre Francis Tattegrain qui était propriétaire d'une dune en baie d'Authie, tirait constamment la sonnette d'alarme. Il entretenait sa dune avec des plantations d'oyats, ce que ne faisait pas son voisin Briet. Et surtout, installé très souvent dans la baie pour exercer ses talents de peintre naturaliste, il était spectateur attentif des attaques conjointes de la mer et de l'Authie. Il avait préconisé l'entretien de la digue submersible et sa surélévation. Trois ans après sa mort (Arras 1915) M. Demortain, en conseil municipal, reconnaîtra qu'il avait raison.
Voici un survol historique forcément incomplet mais d'une valeur exemplaire, nécessaire pour mieux faire face au présent.

Déjà au XIXe siècle
Vers le milieu du XIXesiècle, la mer attaque plusieurs fois le territoire de Groffliers, la réponse d'un propriétaire et de l'Etat (crédits votés par les chambres impériales) amène la construction de la digue Barrois (1870).
1879/1885, prolongation de 1500m de cette digue. L'Authie est en sorte canalisée vers le sud-ouest. Elle ronge régulièrement la pointe du banc de Routhiauville. La situation est satisfaisante jusqu'en 1905. À cette date, elle ne le devient plus. En deux mois (avril-mai), le banc avance de 190m vers le nord barrant le lit de l'Authie. Au mois de juillet, la digue est recouverte sur une longueur de 180m. Au second semestre de 1905, le sable prend 310m sur la digue, 160m au nord de l'ouvrage, envahissement qui passe à 300m en janvier 1906. Les courants marins chargés des sédiments enlevés aux falaises normandes ont détraqué le mécanisme qu'avaient réglé les hommes. L'Authie se joint à la Course, courant secondaire très puissant. Les deux phénomènes attaquent la pointe du Haut-Banc à marée basse et à marée haute (ce que l'on retrouve aujourd'hui à un autre endroit de la baie).
Le danger va s'aggraver dans la deuxième décennie de 1910. En 1915, on constate que la point du Haut-Banc a perdu 45m depuis 1897, mais 36m de cette perdition est à mettre à l'actif des années 1913, 1914, 1915.
Autre regard, le 11 octobre 1914, naît un projet de protection ; en 1916, il n'est déjà plus valable comme le précise dans ses rapports le sous ingénieur des Ponts et Chaussées, Dufossé, conforté par ses supérieurs, le 9 mars 1916, l'ingénieur Verraert et le 22 mars l'ingénieur en chef, Viny.
Comme on le sait, nous sommes en guerre mondiale et quelle guerre ! C'est souligner l'énorme souci que devait supporter le Conseil municipal de Berck, privé provisoirement de son maire, M. Quettier, mobilisé, fait prisonnier.
En hommage et pour réflexion, je vais donner la parole à un des conseillers, M. Becquart : « les 100.000 F que l'administration veut dépenser ne servent à rien si l'on veut éviter le désastre, il faut entreprendre de grands travaux. » Il fut un temps où la mer était au sud de Berck-ville et les pêcheurs y accostaient leurs bateaux, près de leurs demeures. Il faut dire à la mer, avec fermeté et constance, qu'il n'y a plus de pêcheurs à Berck-ville.

 

Du côté des élus

 

 

Parc naturel marin : les élus pas d'accord avec le fonctionnement du conseil de gestion

vendredi 18.02.2011 - La Voix du Nord

  parc-naturel-marin-les-elus-pas-d-accor-954410.jpgIsabelle Baillet a présenté le projet de parc naturel marin, qui vise à permettre une bonne gestion d'un milieu donné.
| BERCK-SUR-MER |

Mardi soir, les élus de la communauté de communes d'Opale Sud avaient surtout ...

 

à prendre une décision concernant le projet de parc naturel marin qui se met, petit à petit, en chantier. La responsable du projet, Isabelle Baillet, a rappelé que les parcs naturels marins sont des structures visant la gestion intégrée, dans un objectif de protection, d'une zone maritime d'intérêt particulier pour la biodiversité et pour les activités humaines.

Ainsi, après celui d'Iroise en 2007 et celui de Mayotte en 2010, l'État a décidé de conduire la procédure d'étude et de création de ce parc, qui incorpore les estuaires de la région. Pour les élus, il s'agissait donc d'émettre un avis.

Les élus « sous-représentés »

Selon Claude Vilcot, le projet devra se faire « en fonction des exploitations possibles de granulats au large » Il faudra aussi « préserver les zones de pêches », a ajouté Bruno Cousein. Et c'est finalement l'idée d'un parc regroupant les estuaires de la Canche, de l'Authie, de la Somme et de la Bresle, avec Le Tréport qui a été retenue, en se limitant à la bande côtière des 6 milles. Le site des Deux caps a été jugé trop différent pour y être associé.

Sur la constitution du conseil de gestion du parc, les conseillers communautaires n'ont pas approuvé les schémas proposés « qui laissent la part belle aux écologistes », d'après certains élus. Voici quelques morceaux choisis, lors des débats : « Les élus ne vont occuper que des strapontins », s'inquiète Bruno Cousein. « Au moins un représentant de chaque communauté de communes devrait être dans ce conseil », enchérit René Vambre.

Xavier Debeaumont, lui, suggère « que les élus aient le droit de veto sur les gros projets. »

Et Vincent Léna d'ajouter : « Le poids des élus est noyé dans ce conseil. C'est une vaste usine à gaz. » Le président d'Opale sud, Jean-Marie Krajewski a conclu les débats : « Cette structure permettra sans doute une meilleure coordination des décisions, donc il vaut mieux être dedans que dehors. Nous donnons un avis contre les propositions de composition de conseil de gestion proposées, car les élus du peuple y sont sous-représentés. »

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