Faire partager notre vie associative, donner les informations utiles aux chasseurs, aux pêcheurs et partager les problèmes écologiques et d'environnement avec les non initiés.
On aura tout lu et entendu sur le thème des lentilles d'eau. Les lectures de presse nous prouvent que personne ne prend le problème des Albrans au sérieux et qu'il est bien difficile de faire entendre raison à la collectivité.
Un irréductible gaulois se bat depuis des années et défend la cause environnementale. Il fait la une de la page béthunoise ce jour, je vous livre l'article en intégralité. S'autres suivront les jours prochains, plus anciens mais révélateur de l'incompréhension collective.
A savoir : Nous sommes en contact avec Monsieur Vendamme qui prend à coeur la pollution sur le marais des Albrans et la rivière militaire...
Les lentilles régressent mais font grossir... le débat
jeudi 26.08.2010, 05:02 - La Voix du Nord
Le soleil régresse et avec lui les tapis de lentilles d'eau sur le canal d'Aire à La Bassée. Ce n'est pas flagrant partout mais la Fédération départementale de pêche a bon espoir et n'envisage pas un instant de précipiter la mort naturelle des gêneuses. Pas l'avis de Gérard Vendamme, un pèlerin qui prêche de mare en étang une solution biologique mais pas du goût de tout le monde.
PAR ISABELLE MASTIN
bethune@info-artois.fr
Le résultat n'est pas encore spectaculaire : quand les nuages cachent le soleil, le tapis de lentilles rétrécit moins vite que les zones de bronzage sur la peau d'un vacancier. Mais Thibault Fournier, chargé de communication à la Fédération de pêche du Pas-de-Calais, rassure : « Il y a eu des vents forts et un ensoleillement moindre », une combinaison nuisible à la prolifération des lentilles. « Le soleil peut de nouveau traverser la pellicule d'eau. » Rarement on n'aura tant parlé des lentilles d'eau dans le Béthunois que cet été. La faute à la canicule précoce (souvenez-vous) qui a fait croître et se multiplier une espèce de toute façon présente dans l'écosystème du canal mais d'ordinaire moins envahissante. Un problème « d'eutrophisation », autrement dit de richesse excessive en éléments nutritifs qui déséquilibre le milieu naturel, ce qui n'est pas non plus sans lien avec « des problèmes de pollution : engrais, rejets industriels ou urbains, pollution... » Fin juillet (lire ci-contre), tandis que les Voies navigables de France se préparaient à renouveler un avis incitant la batellerie à la prudence, un technicien de la fédération évoquait un impact faible sur la mortalité chez les poissons et résumait à « un cycle végétal » les perspectives d'évolution d'un tapis se déplaçant le long du canal au gré du courant : vie et mort d'une lentille, sans qu'à aucun moment la main de l'homme intervienne.
Ce qui n'est pas l'avis de Gérard Vendamme. Dans une autre vie, ce sexagénaire s'est trouvé à la tête d'un moelleux portefeuille d'assurances qu'il a lâché pour se consacrer à une passion ancienne : l'environnement, en créant sa société, Dépol2000, basée à Grenay. Il n'est pas tombé dans la marmite mais dans la mer, où il a découvert un procédé biologique de dépollution. Intarissable, il décrit de son Fixaflor, « du lithotam pêché au large de la Bretagne.
C'est bourré de canaux » additionnés de bonnes bactéries qui, au contact de l'eau, « rentre dans le substrat, démultiplie bonnes et mauvaises bactéries, et l'épuration se fait. » Les matières organiques étant transformées « en eau et en oxygène ». Rien de chimique.
Un épais classeur sous le bras, il écume les villes de la région et de plus loin pour convaincre des bienfaits de son système. De nombreuses attestations racontent la disparition des nappes nuisibles, et ce sur le long terme « en évitant le béton » - il veut dire la construction onéreuse de nouvelles stations d'épuration. Exemple : la gare d'eau de Béthune, ou la rivière militaire à Beuvry. « Ce qu'il faut, c'est traiter en amont et ne pas concentrer toute la pollution au même endroit. Ça marche à tous les coups. » Il tourne des pages qui alternent photos éloquentes et attestations élogieuses. Pourtant, beaucoup de collectivités lui font la sourde oreille. Question d'influences ? « Je les invite à venir voir la rivière militaire ! » Au sujet du problème de lentilles du canal d'Aire à La Bassée, Gérard Vendamme avoue beaucoup d'inquiétude. « Les lentilles meurent mais elles se déposent au fond et se décomposent. En quantités, ça asphyxie le milieu ! » Pas convaincant pour Thibault Fournier, qui compte sur le rafraîchissement des températures pour un retour à la normale. « Je ne connais pas le principe actif de ce produit. Il fait certainement effet mais j'aurais peur qu'il redéséquilibre un milieu déjà précaire. Le canal est le réceptacle des rejets alentour. On travaille sur le long terme » et toujours « sans produits chimiques » comme la chaux.
Certaines pollutions se traitent « par des barrages flottants, avec les pompiers ». Pour les nappes « plus diffuses », par exemple favorisées par le ruissellement des sols agricoles, « c'est mieux de revenir aux buissons ou aux bandes enherbées qui freinent » les substances. Ou, pour les étangs, à « des pentes douces et des plantes qui filtrent les nutriments et améliorent la capacité d'auto-épuration du milieu. » Et pendant qu'on débat, les lentilles auraient fini de grossir. •
QUELLE PLANETE TRANSMETTRONS NOUS A NOS ENFANTS si nous ne faisons rien ?
QUEL SERA L IMPACT DES BELLES PROMESSES DE LA STRATEGIE NATIONALE DU DEVELOPPEMENT DURABLE 2010/2013 ?
EXEMPLE D OBJECTIF :
Stopper la perte de biodiversité sauvage et domestique,
D'ici 2015 atteindre un bon état écologique pour 66% des masses d'eau.